Dimanche 28 avril : J'accuse Patrick "Magic" Cohen !

Voici un texte extrait d'un livre que j'ai commencé à écrire en septembre 2016 pendant 3 semaines avant de m'interrompre et que j'ai modifié pour l'occasion.

Nous sommes début septembre à la rentrée scolaire de 2016 et après avoir pris un mois et demi de vacances car je faisais une overdose d’ordinateur et de programmation, les médias commencent leur ritournelle pré-élection présidentielle. Je suis branché une bonne partie de la journée sur France Inter et tout ce cirque politico-médiatique me donne des migraines et la nausée, je dois me soigner, je décide donc de suivre la prescription du docteur Stéphane Hessel :

«Indignez-vous»

Claire Servajean me manque au journal de 13 heures de France Inter, le nouveau est pas mal mais je crois que j’étais un peu amoureux d’elle. J’aimais son féminisme, ni trop ni trop peu. J’aimais sa politesse, elle ne coupait pas la parole ni ne terminait une interview en coupant brutalement le micro de son interlocuteur. Elle était pugnace comme on dit dans le jargon, ne se laissait pas rouler dans la farine par la rhétorique d’un énarque à la noix ! Un jour j’aimerai qu’elle m’interviewe pour la voir pour de vrai, et lui dire tout le bien que je pense d’elle. Pourquoi pas pour discuter de ce texte en direct avant le second tour des élections ? Claire si tu me lis ;)

Tant qu’on en est aux déclarations d’amour aux présentatrices de France Inter, je dois avouer que j’ai craqué pour Eva Bester et son émission « Remède à la mélancolie » : son impertinence et son rire sont j’en suis sûr des remèdes efficaces. J’ai poussé le vice à prendre une radio portative lorsque je marchais sur le chemin de Compostelle il y a deux ans avec mon ami Thomas pour l’écouter le soir, lorsque son émission était programmée en soirée plutôt que le dimanche matin : je ne sais pas si elle était amoureuse à l’époque ou si c’est le fait que les dirigeants de France Inter étaient en vacances et qu’elle avait l’impression de pouvoir se lâcher mais elle était irrésistible ! Eva, je veux t’offrir ce que tu appelles une gourmandise de l’un de mes auteurs préféré Milan Kundera :

La France est un vieux pays fatigué où les sentiments ne survivent qu'en tant que formes. Pour conclure une lettre, un Français vous écrit : "Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués." Quand j'ai reçu pour la première fois une telle lettre, signée par une secrétaire des Éditions Gallimard, je vivais encore à Prague. De joie, j'ai sauté au plafond : à Paris, il y a une femme qui m'aime ! Elle a réussi dans les dernières lignes d'une lettre officielle, à glisser une déclaration d'amour ! Non seulement elle éprouve pour moi des sentiments, mais elle souligne expressément qu'ils sont distingués ! Jamais une Tchèque ne m'a rien dit de pareil ! Bien plus tard quand je me suis installé à Paris, on m'a expliqué que la pratique épistolaire offre tout un éventail sémantique de formules de politesse; elles permettent à un Français de choisir, avec une précision de pharmacien, le sentiment qu'il veut, sans l'éprouver, exprimer au destinataire; dans ce très large choix, les "sentiments distingués" représentent le plus bas degré de la politesse administrative, confinant presque au mépris.

Heureusement que ton émission est programmée le dimanche matin, parce qu’après une semaine de nouvelles et d’interview politiques, on arrive au jour du seigneur sur les rotules, à ramasser à la petite cuillère.

Patrick Cohen

Après ces mots doux, je vais bien être obligé de sortir un carton rouge à Patrick Cohen, la soi disant stars des stars de l’interview politique ! C’est sûr on s’amuse bien avec les chroniqueurs de neuf heures moins cinq et on s’instruit pendant le 7/9 mais quand est-ce que tu vas envoyer du pâté ? du lourd ? Les hommes politiques que tu reçois méritent d’être crucifiés sur place pour leur nullité absolue et leur corruption avérée. La maison est en feu et tu leur demandes de quelle couleur ils veulent repeindre la porte d’entrée !

Donc mon cher Patoche Magic Cohen, tu vas me faire le plaisir de piocher à chaque fois que tu reçois un député / sénateur / ministre une des questions suivantes (au minimum) parmi la sélection suivante :

- comprenez-vous que les français, moi y compris, vous prennent pour une association de malfaiteurs en bande organisée compte tenu que vous vous accordez des privilèges et des régimes spéciaux alors même que vous n’avez pas été foutu de faire un seul budget à l’équilibre sur les quarante dernières années ?

- pouvez-vous nous expliquez pourquoi un français normal touche des allocations chômage pendant 2 ans maximum avant de basculer vers les minimas sociaux alors vous élus vous vous êtes votés une loi pour le toucher pendant 5 ans, soit le temps d’une mandature. Comprenez vous que les français, moi y compris, aient envie de vous arracher la langue à chaque fois que vous prononcez les mots égalité et fraternité ?

- comprenez-vous que les français, moi y compris, souhaitent vous voir partager la cellule de Marc Dutrou rapport au fait que vous avez autorisé la vente de Rafales, une de nos meilleures arme, à l’Arabie Saoudite, un pays qui n’autorise pas les femmes à conduire, à faire du vélo, à aller boire un café, sans parler de se déplacer à visage découvert. Rapport aux droits de l’homme vous voyez ...

- monsieur le président, comprenez-vous que les français, moi y compris, souhaitent vous voir recevoir une fessée déculottée place de la république rapport au fait que vous engagez un coiffeur qui nous coûte 8000€ par mois pour s’occuper de votre petite personne alors qu’avec cette somme on pourrait payer quatre aides pour accompagner des enfants handicapés à l’école. Rapport à la normalité, à la solidarité, tout ça tout ça vous voyez ? Président normal mon cul !

- monsieur le président, comprenez-vous que puisque nos dirigeants, vous le premier, se comportent comme des monarques (vous passez bien vos WE à la Lanterne au Château de Versailles ?) certains d’entre nous, moi y compris, vous verraient bien finir comme eux si vous voyez ce que je veux dire ... rapport aux promesses non tenues, comme "mon ennemi c'est la finance" ... c’est pas qu’on est violent d’habitude mais là y’a comme qui dirait une atmosphère un peu tendue du string si vous voyez ce que veux dire ... ?

France Inter : c'est ma radio ! J'exige que moi ou quelqu'un qui défend la position Vote Blanc = États Généraux (je suis désolé de revenir au binaire du démagogue) soit invité à une heure de grande écoute tous les jours jusqu'à dimanche prochain pour expliquer ce choix et que lui soit opposé des contradicteurs sérieux qui ne lui couperont pas la parole.

Je suis chaud bouillant, je les prends tous en même temps : Marine Le Pen, Emmanuel Macron (pas élu : pas de lien !), le président du Sénat (Gérard Larcher), le président de l'Assemblée Nationale (Claude Bartolone) et cerise sur le gâteau notre bon et brave président de la république : François Hollande. Si le le Conseil Constitutionnel veut se joindre à la fête, qu'ils ramènent leurs merguez ! Je vais les fracasser / les atomiser / les anéantir ! Bruce Lee sort de ce corps ! Ce n'est pas moi Hugo qui vais les fracasser : n'importe quel Français qui ne s'attache pas à ses petits intérêts est capable de leur mettre le nez dans leur merde : non respect des promesses électorales, corruption ... vous connaissez la liste aussi bien que moi ! Pas besoin de spin doctors ou d'éléments de langage pour avoir à l'esprit toutes les injustices dont ils ne s'occupent pas quand ils ne les aggravent pas ! Je crois que j'ai déjà dit que je n'aimais pas le marketing. Quand il s'applique à la politique et qu'il prend le nom de propagande : je le combat !

Vote Blanc = États Généraux
Exigez le débat !

La semaine dernière j'ai reçu les programmes le vendredi pour le dimanche : vous avez vu la quantité de textes à lire ? Sérieusement : 3 jours pour lire tout ça ? On se moque de nous ! Que ce soit sur le papier, à la radio où à la télévision, on se moque de nous sur la qualité du débat et quasiment aucun journaliste médiatique, à part Elise Lucet, n'ose dire droit dans les yeux d'un élu ou d'un dirigeant d'entreprise que ce sont des menteurs, des tricheurs et des voleurs ! Chapeau bas Madame ! Vous êtes un exemple.

Patrick, j'attends ton appel pour la matinale, mercredi de préférence que je claque la bise à Nicole, Claire, Eva et les autres et qu'on prépare un projet de mise en demeure bien salé à nos dirigeants !

Hugo Maugey

Publié le Dimanche 30 avril 2017